It’s okey to be not okey : et alors ?
On vit dans un monde où on te pousse à sourire même quand ça brûle à l’intérieur. Où les réseaux te montrent des filles parfaites, hyper productives, positives h24 et où parler de ses galères devient presque un tabou. Pourtant, la réalité est qu’il est totalement normal de ne pas aller bien, et ça ne veut pas dire qu’on est faible ou qu’on rate sa vie. C’est juste… humain.
Les femmes, en particulier, subissent une pression énorme. Entre le travail, la vie perso, les injonctions à être jolie, mince, sympa mais pas trop, forte mais douce… ça finit par exploser quelque part. La psychologie le montre clairement : les femmes sont plus sujettes au stress, à l’anxiété, aux moments de down, et c’est lié à plein de choses. Les hormones bien sûr, mais aussi cette charge mentale constante qu’on traîne souvent sans même s’en rendre compte.
Et puis il y a cette culture du “faut aller bien”. Comme si être triste, fatiguée, vidée c’était honteux. Alors qu’en réalité, c’est justement en acceptant ces moments qu’on se construit. Personne n’est heureuse tous les jours, même si Instagram veut te faire croire le contraire. Les émotions sont faites pour circuler. Si on les étouffe, elles ressortent plus tard, souvent plus violentes.
Certaines personnalités commencent à en parler sans filtre. Megan Devine, par exemple, a écrit It’s Ok That You’re Not Ok, un livre qui déculpabilise totalement les gens qui traversent des périodes difficiles. Naomi Osaka aussi a brisé le silence sur la santé mentale dans le sport et ça a ouvert la voie à beaucoup d’autres. En France, des femmes comme Titiou Lecoq ou Julie Dachez osent écrire et parler de ce qu’on tait souvent.
Le vrai truc à comprendre, c’est qu’on n’a pas besoin d’être forte tout le temps. C’est pas un concours. Pleurer un soir, se sentir vide une semaine, ne plus supporter le bruit, les gens, ou même soi-même… ça arrive. Et c’est OK. On vit dans une époque hyper connectée où tout va vite et où on a à peine le temps de ressentir ce qu’on vit. Alors parfois, décrocher, respirer, se dire “aujourd’hui j’ai pas envie” sans se justifier, c’est déjà prendre soin de soi.
On devrait normaliser ça. Dire à ses amies “je me sens pas ouf” sans qu’on cherche tout de suite à régler le problème. Juste écouter. Parce qu’être triste, en colère, découragée, ça fait partie du package. Et on a le droit. Le vrai courage, c’est de se l’autoriser.
Alors la prochaine fois que tu te sens bizarre, triste, vidée ou en colère sans trop savoir pourquoi, rappelle-toi que c’est normal. Que ça passera. Et que même dans ces moments-là, t’as rien à prouver à personne.
It’s okey to be not okey. Et c’est beau aussi.



Commentaires
Enregistrer un commentaire